


Québec, le 11 mars 2026
En vue du prochain budget, le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) et ses membres représentant 12 régions du Québec ont fait entendre leur colère face à leur sous-financement chronique et aux attaques gouvernementales à leur programme de subvention.
Lors d’une action éclair au bureau du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale à Québec, les groupes ont réclamé un meilleur financement et le maintien de leur fonds dédié.
« Les organismes en défense collective des droits sont sous financés depuis des années, même pas indexés et maintenant on s’attaque directement à notre programme de financement avec le chapitre 4 de l’actuel projet de loi 7. Les groupes en arrachent et la CAQ veut nous mettre à terre au moment même où les besoins de la population sont plus criants que jamais» affirme Vania Wright-Larin du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (RÉPAC 03-12).
Le projet de loi 7 prévoit la fusion du fonds dédié à financer la mission des organismes en défense collective des droits dans un autre fonds qui n’a ni les mêmes critères, ni les mêmes objectifs. Cette fusion balaie du revers de la main la reconnaissance historique de l’importance de la défense collective des droits pour améliorer les conditions de vie de la population.
« Cette fusion est une des nombreuses tentatives de la CAQ d’affaiblir la défense du bien-commun et le filet social. La défense collective des droits est un maillon essentiel de l’action communautaire autonome. S’y attaquer c’est miner la capacité du communautaire en entier à provoquer du changement social et créer un monde plus juste et égalitaire. » déclare Valérie Lépine du MÉPACQ.
Les groupes présents ont martelé leur indignation envers la multiplication des projets de lois controversés du gouvernement qui refuse d’écouter les réelles préoccupations de la société civile autant syndical, communautaire, féministe, étudiante que citoyenne.
« Inonder de projets de loi les groupes communautaires pour que nous ne sachions plus où donner de la tête est une stratégie connue. Malgré tout, nous sommes plus déterminées et mobilisées que jamais à défendre les droits sociaux. C’est la force de la défense collective des droits d’avoir une vision globale et de faire valoir que tout le monde est concerné quand les droits de certains sont attaqués.» déclare Valérie Lépine du MÉPACQ.
Les groupes revendiquent, dès le prochain budget, du financement public pour leur mission à la hauteur des besoins, une indexation annuelle et un processus transparent d’accueil des groupes en attente de financement. Ils exigent également le retrait du chapitre 4 du projet de loi 7.
Cette action faisait écho à une semaine de grève et d’action en février dernier initiée dans le cadre de la campagne Les droits ça se défends collectivement du Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD).
À propos du MÉPACQ
Le MÉPACQ est composé de onze tables régionales représentant 330 organismes communautaires de divers secteurs ayant l’éducation populaire comme pratique commune de transformation sociale.